Je crois pas qu’on puisse être complètement heureux en voyant la misère autour de nous, quoi. Où alors, on vit dans un cocon. Hermétique à tout. Mais, il y a une possibilité. Il y a quelque chose à faire. Moi, ça me gène un petit peu ce qui font dans la… mais ça les gène pas. Mais, aujourd’hui je pense que… c’est important de se défendre. Mais, aujourd’hui, on est dans la rue, c’est quoi ? Aujourd’hui, aller manifester dans la rue, c’est quoi ? Ils te retournent le truc contre toi … Aujourd’hui, c’est plus comme ça qu’il faut faire les choses. On peut parler de révolution, on va prendre les armes, les machins, on va pas aller tuer les gens. La révolution est très simple, à faire. Le système, c’est quoi ? Le système, il tourne autour des banques. Le système est bâti sur le pouvoir des banques. Donc, il peut être détruit par le pouvoir des banques. C’est-à-dire, au lieu qu’il y ait trois millions de gens qui aillent dans la rue avec leurs machins, ces trois millions de gens, ils vont à la banque, ils retirent leur argent et les banques s’écroulent. Trois millions… dix millions de gens… Et là, il y a une vraie menace. Et là, il y a une vraie révolution. La révolution se fait par les banques. C’est pas compliqué. Au lieu d’aller dans la rue faire des kilomètres avec sa voiture, tu vas dans la banque de ton village et tu retires ton argent. Et s’il y a vingt millions de gens qui retirent leur argent le système s’écroule. Pas d’arme, pas de sang, c’est tout. A la Spaggiari. …. C’est pas compliqué. Et là… on va nous écouter autrement. Les syndicats, il faut leur donner des idées des fois.


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