Le pronom relatif sujet

Le pronom relatif sujet « qui » : utilisation avec antécédent

Employé seul, le pronom relatif « qui » introduit le sujet d’une proposition relative. Il remplace un nom de personne ou de chose. Le nom ou le pronom qu’il représente est son antécédent.

Exemple :

Le chat dort devant la porte. Le chat s’appelle Minet.

→ Le chat qui dort devant la porte s’appelle Minet.

qui = le chat

qui est le sujet du verbe dormir

Notez :

– En anglais, « qui » correspond à « who », « which » et « that ».

– Qui ne s’élide pas.

A. Cas 1 : La subordonnée relative est déterminative

a. Il n’y a pas de virgule entre l’antécédent et la subordonnée relative déterminative.

b. La déterminative restreint le sens de l’antécédent.

L’entrée est de 10 euros pour les enfants qui ont 12 ans ou plus.

→ L’entrée n’est pas de dix euros pour tous les enfants. Les enfants qui ont 12 ans ou plus doivent payer dix euros. Les enfants qui ont moins de 12 ans paieront donc un prix différent.

Nous cherchons un professeur maths qui enseigne en anglais.

→ Il ne s’agit pas de n’importe quel professeur de maths. Ce professeur doit enseigner en anglais.

Ce professeur punit sévèrement les élèves qui ne font pas leurs devoirs. 

→ Ce professeur ne punit pas sévèrement tous les élèves en toute situation. Il punit les élèves quand ils n’ont pas fait leurs devoirs.

Supprimer la relative reviendrait donc à changer en grande partie le sens de la phrase.

Nb: on dit aussi dans ce cas que la subordonnée est restrictive.

B. Cas 2 : la subordonnée relative est explicative.

a. Elle est insérée dans la principale.

b. Il y a souvent une virgule entre l’antécédent et la subordonnée relative explicative.

c. La déterminative ne restreint pas le sens de l’antécédent. Elle ne change pas profondément le sens de la phrase.

Exemples :

Mon cousin, qui vit à Lille, est chanteur.

→ L’information importante est «  mon cousin est chanteur ».

Votre voiture, qui est stationnée devant, gène le passage.

→ L’information importante est « votre voiture gène le passage ».

 

Nb: on dit aussi dans ce cas que la subordonnée non restrictive.

 

C. Cas 3 : la subordonnée relative est attributive.

Sa fonction est attribut du sujet réel ou de l’objet. C’est une variante de la relative

déterminative. On la retrouve dans quelques expressions figées très courantes. Elle ne peut

pas être supprimée.

 

Observez les exemples suivants :

Jacques a les chevilles qui enflent.

Je le vois qui vient vers nous.

Mon voisin a souvent les oreilles qui sifflent.

Il n’y a que lui qui chante comme ça.

Vous pourriez être intéressé par :

Partagez
Tweetez
+1